La Chapelle

Le village du Moustoir s'est constitué autour de la chapelle et le long de trois axes de circulation dont le croisement devant la chapelle formait l'ancienne place du village.
Parallèlement à ces routes principales, des chemins secondaires existaient, qui reliaient les fermes entre elles, et dont on retrouve parfois la trace aujourd'hui.
Ainsi le chemin de desserte qui reliait la ferme située sur les parcelles 60 et 61 à la ferme située sur la parcelle 53 est bordée d'un muret à échalier, détruit partiellement lors de la construction de nouveaux bâtiments agricoles au 20e siècle.
Le nom de "Moustoir" garde le souvenir d'un ancien établissement monastique fondé vers le 6e siècle par des Bretons venus occuper le territoire et contribuer à l'extension du christianisme.
Le petit monastère est probablement détruit lors des invasions normandes au cours du 10e siècle. Sur son emplacement plusieurs édifices ont sans doute été reconstruits au fils des siècles.
L'édifice actuel, la chapelle dédiée à Saint-Vincent-Ferrier est édifiée entre 1609 et 1610, dates portées sur la porte ouest et sur la pierre d'assise du rampant du pignon sud-ouest.
Elle aurait été bâtie à l'emplacement de l'ancien établissement monastique qui a laissé son nom au village.
Il s'agit d'une chapelle de plan rectangulaire à chevet plat construite en grand appareil de granite.
Un banc mural court le long des façades sud, ouest et est.
Sa verrière, maîtresse-vitre placée dans le choeur, est réalisée en 1896 dans les ateliers de E. Laumonnier, peintre-verrier à Vannes, en témoignent les inscriptions peintes au registre inférieur. (Inscritpion : ST VINCENT PRIEZ POUR NOUS ; E. LAUMONNIER 1896 VANNES ; DON DE LA FAMILLE GUYONVARCH.)
Trois portes, l'une au nord, l'une à l'ouest et la dernière au sud donnent accès au sanctuaire. La fontaine est de type morbihannais à pignon ouvert en plein cintre.
La présence d'un calice et d'une hostie, sculptés sur une sablière à l'intérieur de l'édifice, indiquent peut-être qu'un prêtre a commandité cette chapelle.
Des morceaux de pinacle sont remployés dans la maçonnerie du mur sud. La date de 1702 gravée sur la baie sud correspond à une restauration ainsi peut-être qu'à la reconstruction du clocheton. Le lambris de recouvrement est moderne.. L'ancienneté des lieux est attestée par la présence d'une croix monolithe du Moyen-Age associée à une stèle gallo-romaine, toutes deux implantées à proximité immédiate du sanctuaire.
L'emplacement des principales habitations dessinées sur les cadastres anciens de 1810 et 1845 est conservé. Toutefois, la fontaine de dévotion située aujourd'hui au chevet de la chapelle, se trouvait jadis à deux cents mètres environ au sud du sanctuaire. Elle a été déplacée et remontée pour éviter sa destruction lors du remembrement.

La stèle gauloise et la croix médiévale sont implantées sur la place du village, face à la chapelle.
La croix est édifiée à côté de cette stèle païenne pour la christianiser comme dans d'autres exemples inventoriés sur la commune.
Les Monuments historiques signalent la présence d'un deuxième mégalithe qui aurait disparu aujourd'hui.
La croix a été remontée sur un socle en ciment moderne.
Le cadastre ancien de 1845 figure la croix sur la même parcelle que celle de la chapelle.
![]() Maison repérée 18e siècle : logis à pièce unique. Porte 16e siècle remployée |
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